[Japon] Fukui et le désert

Nous avions établi notre camp a Fukui. Bon, en vrai, on dormait dans un hôtel rappelant vaguement le F1 de la zone commerciale Auchan, mais c’est carrément moins classe à dire. Nous avions aujourd’hui prévu trois visites : la première est le temple zen Eihei-ji , un des deux temples Soto du Japon (ce qu’est le Soto ? Aucune idée je ne comprend pas le bouddhisme, un courant je suppose) qui se visite mais surtout est en activité, de nombreux moines venant se former au zen et obéissant à une discipline très stricte. De ce fait on visite un parcours balisé très précis, au milieu des salles de « classe » où autres cuisines. La séparation est bien nette et de nombreux moines veillent au grain. Bien qu’un samedi matin le temple n’est pas pris d’assault. Pourtant au nombre de parkings autour et de rabatteurs, on voit bien que cela peut être blindé.

A coté du temple, une route permet de monter au barrage situé bien plus haut sur la montagne. La route est clairement flippante, et monte bien, cependant là haut, la vue vaut le coup et est impressionnante.

Nous avions ensuite prévu de voir deux chateaux : Katsuyama et Ono. Sur la route, pas grand monde, et approchant de Katsuyama nous avons compris qu’on mangerais pas si on prenait pas un bento dans un combini. Ce qu’on a donc fait pour le deuxième jour d’affilée. En chemin, a Katsuyama nous avons vu un complexe de temples abritant un Daibutsu (grand bouddha) , cependant, il n’y avait personne, et tout semblait deserté, même si le temple n’était pas fermé en soit. Le chateau de Katsuyama a coté était aussi desert, et fermé. Personne n’était la. Fermé un samedi aprèm c’est quand même étonnant ! On n’avait pas prévu de le visiter, puisque c’est un reconstruit mais tout de même. Il n’y a personne non plus dans les rues, on se croirait presque dans un monde post-apocalypse zombie.

Le dernier chateau, celui de Ono s’accède par une longue montée a flanc de montagne. C’est que 1km, mais croyez moi mes poumons ont trouvé ça beaucoup plus long, beaucoup trop long même.

Cependant, en haut, la vue est belle et les cerisiers en fleurs. La descente fut bien sûr moins douloureuse. Pour finir la journée, direction Hard Off, la quête de dabYo de jeux d’occase ne s’arrête pas, et nous avons trouvé le jeu Sailor Moon R sur Game Boy pour 300yen (moins de 3€) donc j’étais contente. Le Hobby Off a coté recelait une grosse peluche Gudetama pour 500yen, que j’ai prise aussi bien sur !

 

[Japon] Sur la côte vers Fukui

La destination du jour dépendait fortement de la météo, et c’est en voyant les indicateurs au beau fixe que nous avons opté pour la côte. En effet, entre Kanazawa et Fukui deux possibilités : passer par les terres où longer la côte. Comme nous étions vendredi et que le temps était clément, nous avons choisi la mer et ce fut une bonne idée puisque les ballades étaient desertées.

Il y’a une bonne heure trente de route depuis Kanazawa, et l’endroit est retiré, nous avons donc pris des Bento avec nous. En chemin, nous sommes arrivés par hasard devant ce qui était un temples bouddhiste, mais avec un très grand parking, alors on est monté le voir. Il s’agit en faite du Rennyo Village et du temple Yoshizaki-gobō,

Rennyo étant un moine très important dans le bouddhisme japonais puisqu’il a permis à la religion de réellement prendre en écrivant les textes liturgiques en kana, et notamment de cohabiter avec la religion Shinto dèjà présente. Il s’agit donc d’un complexe de temples adossés à une colline, et tout en haut, les arbres étaient en fleurs. Je ne saurais pas dire quel arbre par contre là. Evidemment, cet endroit n’était pas dans le guide, ni rien de la journée d’ailleurs. Les guides francais se concentrent sur les grandes destinations populaires. Il faudra internet (ou lire le japonais) pour sortir des sentiers battus.

Nous avons ensuite longé la cote, plusieurs ballades sont balisées, et notament celle de Oshima , une ile sacrée, on se gare devant le pont rouge et on y va a pied, on peut faire le tour de l’île. Plusieurs pècheurs semblent priser le coin. Attention cependant, ça reste une île sauvage, nous avons vu plusieurs serpents traverser devant nous. Je ne sais pas les reconnaitre donc je ne pourrais pas dire si c’était dangereux.

La côte recèle un autre endroit célèbre, les falaises de basalte de Tojimbo, qui s’étendent sur 1km et sont très populaires au japon, comme le montre le nombre de magasins sur la route. Bien sur tout était fermé en ce vendredi. Tojimbo est aussi malheureusement connu pour être un haut lieu de suicide au japon (environ 25 par an sur ces falaises).

Il fut ensuite temps de gagner Fukui, où nous créchons dans un hôtel de zone commerciale, mais à coté d’un restaurant de Udon plutôt pas mal. Et on a découvert que même la bière fête Hanami. Les japonais adorent les packaging saisonniers. (Oui je bois de la bière a la canette, non c’est pas car je suis chomeuse, c’est car y’a que ça ici)

[Japon] Découverte de Kanazawa à pieds

Nous avons notre hôtel dans la ville de Kanazawa, la capitale de Ishigawa-ken, sur la mer du japon. Il s’agit d’une destination touristique prisée des japonais depuis qu’elle est reliée à Tokyo en 2h30 par le Shinkansen. C’est une ville avec de nombreuses choses à voir, et surtout une vraie ville. C’est à dire qu’il est plus interessant de laisser sa voiture à l’hôtel.

Nous avions prévu majoritairement deux choses : le chateau, et le kenrokuen un des plus beaux jardins du japon. Ces deux là sont en plein centre ville, et se font donc à pied. Le temps était gris et frisquet, mais la pluie n’était heureusement pas au rendez vous. Bien que le pic de floraison soit passé, il reste des cerisiers en fleurs.



La ville de Kanazawa possède son marché au poisson, comparé dans la guide a celui de Tokyo, n’ayant jamais visité ce dernier je n’ai pas d’avis. En tout les cas, il y’a un petit stand de Croquettes (Korokke) le OmichoKorokke qui est très réputé. C’est donc des boulettes frites avec dedans au choix : du riz, de la patate douce, du boeuf et de la patate, etc. On a pris un assortiment qu’on a partagé pour tout gouter. La préférée était celle à la patate douce

Toute la partie du château est gratuite (même si il y’a un musée au milieu du parc, il n’était pas ouvert de toute manière) et est très grande. C’était un chateau où résidait le clan à la tête de Kanazawa. Il est donc plutôt résidentiel. L’intérieur ne se visite pas comme à Matsumoto.

Le Kenrokuen est un des plus beaux jardins du japon. Il est assez grand, mais en plus son agencement font qu’on à l’impression de voir une succession de jardins séparés. Malgré le fait que nous soyons en semaine, le jardin est très visité, heureusement son agencement fait qu’on n’est pas oppréssé par la foule. Je ne saurais dire sa taille, mais il faut bien une a deux heures pour le visiter.



Après cela, nous sommes allés dans le quartier au sud de la ville, nommé TeraMachi (litt. la ville des temples) où des dizaines de temples bouddhistes se suivent et se ressemblent. C’est simple ils sont tous les uns à coté des autres, et je comprend pas trop pourquoi ni comment il y’en a autant à la suite. Mais pourquoi pas !

Demain nous reprenons la voiture, mais cette journée à pied a été un changement agréable, moins pour mes mollets puisqu’on a fait pas loin de 15km à pied.

[Japon] La côte et des rencontres étranges

Les bagages : Récupérés. La Kobo : J’ai acheté des livres. Qu’est ce qui peut foirer ? Les conditions climatiques bien sûr. Aujourd’hui a été une journée digne de l’Islande, beau , pluie grèle, beau, re-grele, pluie, beau et pluie. Bon programme hein.

Nous allions à Toyama en premier, ç une heure de route pour voir son chateau plutôt petit mais élégant. Evidemment, il a été reconstruit, donc l’intérieur n’est pas interessant si vous ne parlez pas japonais puisque c’est le museum d’histoire. Il est cependant beau à admirer et est proche d’un parc agréable à marcher et gratuit. Les cerisiers ont fini leur floraison, tout est donc très verdoyant, c’est agréable.

Nous avons eu la chance de le visiter lors d’une éclaircie, mais la pluie et la grèle se sont rapidement invitées. Nous sommes donc allés manger dans un restaurant, un vrai et non les chaines de fast food locales que nous fréquentons assidument. La spécialité était le Tonkatsu, le porc pané, et déjà de base j’adore ça, mais depuis que dans Yuri on Ice , Yuri base son programme court sur son amour pour ce plat, je mourrais d’envie d’en remanger. Ce fut chose faite. Et j’adore ça.

Direction ensuite le Zuiryūji Temple, un temple bouddhiste dans la ville de Takaoka. Ce temple très grand, est de la secte zen et se compose de 7 batisses, dont trois sont érigées trésor nationaux. Le hic, c’est que bien que joli, ce temple est assez cher : 500yen par personne. En voyant ça, on s’apprétait a faire demi-tour, quand un groupe de corréen est arrivé, et nous a dit de venir avec eux ils nous payaient le billet. Pourquoi ? Comment ? Aucune idée. Mais du coup on l’a visité. C’est sympa mais ça vaut pas son prix. Le bâtiment principal cependant est très joli avec son autel.

Pour rejoindre Kanazawa où nous avons notre hôtel, nous avons choisi de longer la côte et notamment la mer déchainée, particulièrement remontée. La Beach Driveway qui permet de réellement rouler au bord de la mer était malheureusement fermée alors ce fut de grandes routes.

[Japon] En transit vers Joetsu

Aujourd’hui fut une route de transit, puisque nous avons quitté le coeur des alpes japonaises pour rejoindre la côte (qui est bordée de montagne. Déjà, j’avais pas envie de sortir de mon kotatsu. J’en rêvais a force de lire des mangas, mais l’expérimenter c’est autre chose. J’en veut trop un à la maison, a priori ça se fait bien en hackant un peu du Ikea. Je demande ça pour mon non-anniversaire !

Bref, on s’est balladé un peu dans Yamanouchi, puis nous sommes partis en direction de Joetsu, une ville qui a un petit chayea et aussi un temple dans les hauteurs. Pour être tout à fait honnête, le temps n’était pas au rendez vous, le vent s’est levé, très froid et c’était pas les ballades les plus agréables. A Joetsu la floraison des Sakura est terminée et donc c’est très vert. Tant pis, on en a déjà vu a deux endroits c’était plus qu’espéré !

Petit Bibimbap a Sukiya : délicieux !

Le temple que nous avons fait est sur des ruines d’un ancien chateau sauf que bon, comme les chateaux sont en bois, les ruines, on voit pas grand chose hein. Le paysage est particulier, à l’horizon, on voit des montagnes aux sommets enneigés. J’ai grandit en sologne, ce genre de paysage, je n’y suis pas du tout habituée, ça change vraiment ! (et je suis jamais allée dans les Alpes Francaises)

Sur la route, nous nous sommes arrêtés à un Hobby OFF, de la même chaine que Book off ou Hard off, des magasins d’occasions, ici spécialisés dans les jouets. On n’en trouve pas beaucoup à Tokyo, mais dans la cambrousse si. (enfin, Joetsu c’est 200 000 habitants tout de même). Et notre précédent voyage nous a apprios que pour les affaires d’occase, c’est en dehors de la capitale qu’on fait les meilleures affaires, dabYo cherche des JV et des consoles, moi des goodies et notamment des peluches. Ca coute rien ou presque, 5€ la grosse peluche Ectoplasma par exemple. J’ai fait une razzia !

[Japon] Nagano ce n’est pas que les JO

Après cette jolie découverte de Matsumoto et un voyage qui semble enfin commencer à rouler sur de bons rails, direction le nord, nous avions à la base prévu de juste traverser Nagano, cette ville ne nous interessant pas trop, réputée trop industrielle et froide pour relier Yamanouchi plus au nord, dans les montagnes. Mais c’était sans compter le destin et plutôt les Sakura. En arrivant dans la ville, un parc est sur la route, et celui-ci est overdosé de rose. En effet, c’est des allées complètes de Sakura qui sont là et en full bloom. C’est tout fluffy, c’est tout beau, difficile de ne pas faire une pause en ce milieu de matinée.

Ma lecture est trop OOC mais y’avait que des classiques.

Après cela, on s’est dit que la ville valait peut être le coup d’oeil, et notamment son temple Zenko-ji, un temple bouddhiste, parmi les plus âgés du japon, plus de 1400 ans, classé trésor national et tout le tintouin. Il faut avouer qu’il est immense et bien sur, plein de sakura en fleurs. Ces temples sont réellement faits pour être vu au printemps. Il resseble aux temples que nous avions vu sur Shikoku, ce sont des complexes tentaculaires, pas un seul temple. Comme je ne comprend toujours rien à la religion bouddhique je ne saurais expliquer mais a un endroit il y avait plein de babioles pour gosses d’accrochées a des portants, sans doute soit pour la fertilité soit pour porter bonheur a des enfants, en tout cas il y avait un panda.Plusieurs couples étaient aussi venus faire leurs photos de mariage.


Après avoir mangé un Oyaki (sorte de brioche fourrée, sucrée ou salée) nous sommes allés voir le parc environnant, lui aussi en mode orgie de cerisiers. C’est vraiment quelque chose les cerisiers au japon. Bien sûr je le savais, mais la, quand on le voit, on comprend que purée c’est quelque chose. Nous aussi nous avons de belles fleurs au printemps mais aucune n’est aussi présente et sacralisée que l’est le cerisier ici !  Des lycéennes prenaient leur pause midi sur une bache sous les cerisiers, on se croirait trop dans un manga !

Nagano est une ville de montagne, elle est dans une cuvette, un temple se trouve dans les hauteurs, bien sur je vous dit pas le nom des arbres qu’on y trouve vous aurez compris. De la on a une vue de folie. Sur la colline se trouve aussi un cimetierre, lui aussi plein du fameux arbre, ce qui donne une atmostphère vraiment particulière et du coup pas du tout triste. Le temple semble tout neuf mais aucune pancarte n’expliquait quoique ce soit.

Finalement, nous avons passé la journée à Nagano et ce fut une bonne excursion, la ville vaut le coup, particulièrement dans cette période de l’année. Nous sommes remontés vers Yamanouchi, une ville qui est une ville de sport d’hiver, et très traditionnelle, nous dormons donc .. par terre. MAIS IL Y’A UN KOTATSU. Je ne veux plus jamais sortir.

 

[Japon] Hanami à Matsumoto

Je suis une lève tôt, mais il y’a peu d’endroits où je suis une lève tôt autant qu’ici. Le Japon ne pratique pas l’heure d’été, ce qui veut dire que le soleil est levé a des heures indues, et que je suis donc reveillée à 6h du matin environ.

Le bon coté c’est que nous allions au chateau de Matsumoto, où les cerisiers sont en fleurs et ou nous avions prévu d’arriver vers l’ouverture. En effet, un dimanche de Hanami, on se doutait un poil que ca serait bondé. Mais en arrivant à 9h, ça allait.

Le chateau de Matsumoto est un des rares a etre encore intact, et il est noir, là où celui de Himeji est blanc. L’intérieur n’est pas reconstruit en béton, mais c’est bien l’intérieurd’origine, ce qui veut dire que les marches sont raides (40cm et 60° d’incflinaison, quand je dis raide, je rigole pas). Si le chateau en lui même vaut le coup d’oeil, le parc tout autour aussi, et surtout à un moment de floraison. Il s’agit de l’une des meilleures journées pour les observer, puisque c’était le premier jour du « full bloom », la floraison complète et il faut dire que les alentours du chateau sont pleins de ses cerisiers magnifiques.

Sur les pelouses, des associations proposent des cérémonies du thé, beaucoup de femmes sont en kimono, les bâches sont déjà installées pour les pique nique, bref, c’est hanami.

Après la visite du chateau et de son parc, nous allons faire un tour dans la ville. C’est à Matsumoto que ce passe le manga Orange, que nous aimons beaucoup, et l’office de tourisme mise un max dessus, puisqu’on trouve même des guides des lieux présents dans Orange : la rivière , le parc, etc. Nous avons donc descendu vers la gare, passant par de belles maisons bien proprettes, un puis d’eau potable, pour finir par la rivière, bien sur bordée de Sakuras. L’occasion de manger un Taiyaki (ces crèpes fourrées, en forme de poisson) sous les cerisiers.

Matsumoto etant une grande ville tout de même nous avons cherché une librairie proposant des livres anglais. Il y’en a une : Marouzen , qui propose un petit rayon. Rien de ouf mais des classiques, du grand public, j’ai pu me prendre 3 livres ce qui me permet de voir venir. A noter, bien que étant de l’import des US le prix est sensiblement le même qu’aux US.
Avec tout ça, la nuit tombe, il est temps de rentrer, en faisant les Hard Off au passage, ces magasins de seconde main de JV mais où on trouve aussi des goodies de secondes mains dont ma peluche pandespiègle 40cm pour 200yens (2€ quoi) . Une journée qui se termine plutôt bien, d’autant que nous avons mangé des trucs de combinis le soir, donc du karaage.

[Japon] Une nouvelle poisse et les sakura.

Au matin, nous nous réveillons, allumons Kerosene-chan et prenons notre petit-déjeuner, innocents. Aujourd’hui il y’a pas mal de route vers Suwa, son lac, son chateau et ses temples avant de nous diriger vers Shiojiri en direction de Matsumoto. En partant, nous découvrons que Fuji-san à le haut recouvert de nuages, comme de la crème chantilly. Cette montagne est décidément trop mognonne.

dabYo souhaite comme la fois précédente passer dans les hard off, magasins d’occase proposant notamment des jeux videos, consoles et autre pas cher. Pendant qu’il fait son repérage, je prend ma kobo, pour lire, j’aime bien, mais j’ai pas la patience de tester chaque manette une a une. Et là, nouvelle poisse. Ma liseuse est morte dans la nuit. Elle a pris un coup dans l’écran pendant la nuit. Et comme je me suis endormie dessus, que c’était des futons, qu’on dort par terre, impossible de dire qui de nous deux l’a tuée, mais elle est bel et bien niquée. Et j’ai beau chercher sur le net, une fois le coup a l’écran, c’est mort … Et là. Ok, je vais pas au japon pour lire, mais j’aime lire en attendant mon train, en m’endormant, a un café, et je suis dans un pays ou je ne peux pas lire la langue et où les livres en anglais sont rares et je viens de perdre toute ma putain de bibliothèque. Et après enquête, les liseuses, ça a floppé au japon. Plus aucun magasin n’en vend, et pas trouvé en ocase non plus, Bref, je suis dans la mouise.

Nous repartons pour Suwa, je suis clairement dépitée. Entre ça, les valises, la course pour l’avion, ça commence à bien faire. Et puis le karma a décidé que je devrais apprécier ma journée, car il a mis sur ma route des cerisiers en fleurs. Alors oui je sais que c’est beau hanami, je m’en doute. Mais le voir, c’est différent. Cette allée de cerisiers, au dessus de cet abribus, ces pétales qui volent sur la route et s’écrasent au sol, ce vent qui porte les pétales de l’autre coté, ces fleurs partout. Il faut le voir pour le comprendre. Je trouve nos fleurs belles en france, j’aime notre glycine, mais ça. Je ne m’y attendais pas, je ne m’attendais pas a ce que ça soit aussi beau. Aussi ébahissant. Ca y est. J’ai compris. J’ai compris la fascination japonaise pour Hanami. C’est bon, une route de campagne, sans charme m’a suffit.

Après cela, difficile de garder le niveau. Le château de Suwa est mignon, mais seulement du dehors, il a été refait et l’intérieur c’est du béton. Le parc est petit mais beau. Cependant, Suwa étant dans les montagnes, il y fait froid et les cerisiers n’y sont pas ouverts. La ville est normale, seul le dernier temple vaudra le coup. Nous sommes arrivés à celui-ci dans la fin de l’après midi, et à priori une célébration avait eu lieu dans l’après midi. Il s’agit d’un des plus vieux temples shintô qui existe puisqu’il date de quelque part comme 1200. Le complexe est assez grand mais plutôt froid.

Après cela, direction notre hôtel a Shiojiri un peu plus loin, hôtel sans grand intérêt, dont le seul intérêt sera d’être proche d’un kaiten sushi. Dernière poisse, nous n’aurons même pas de wi-fi. Décidément, ce voyage est vraiment une plaie en terme de logistique.

[Japon] Une journée autour du Mont Fuji

Pour aller a Gotemba, direction deux heures de train (avec une correspondance). Il doit être possible d’aller plus vite, mais prendre les trains régionaux est moins cher et aussi plus proche de la vraie vie. Et puis ça me laisse le temps de lire sur ma liseuse, j’approche de la fin du dernier Sire Cédric, qui pour le coup est un thriller ultraviolent, qui n’a pas une once de fantastique, une histoire de société secrète adepte de meurtres rituels. Vous vous demandez pourquoi je cause de ma lecture ? Attendez, vous comprendrez.

Nous avons donc récupéré la voitures à Gotemba, une Nissan March, comme la dernière fois. Ces petites voitures sont sympa et pas très chères, puisque pour 18jours c’est environ 800€ ce qui est deux fois moins qu’un JR Pass sur la meme durée par exemple. A partir de deux personnes la voiture mérite d’être envisagée si vous rayonnez beaucoup dans le même coin.

Pas de soucis pour la voiture, ouf, et nous nous dirigeons vers Yamanakako, un des cinq lacs autour du Mont Fuji que nous allons donc voir pour la première fois. Le plus connu des lacs est Kawaguchiko mais nous notre hôtel est à Yamanaka. Nous prenons donc la route de montagne, mais bien entretenue et bien large en direction de Fuji, que nous découvrons enfin. Il faut l’avouer, il est impressionnant, a ce dresser seul entouré de … rien. C’est pas comme dans d’autres massifs où y’a beaucoup de montagnes, ici Fujisan ce démarque clairement de tous les alentours, avec sa forme parfaite et son petit sommet en sucre glace trop mignon. En faite, au japon, même les volcans sont kawaii.

Notre hôtel est un hôtel traditionnel. Ce qui veut dire tatami et futons au sol. On dort par terre quoi. Sauf qu’ici on atteint un nouveau level dans le traditionnel : tout l’hôtel est chauffé aux chauffages individuels a fioul. Notre chambre sent donc immédiatement le kérosène, une odeur qu’on apprend à aimer d’autant plus que le petit chauffage marche du tonnerre et chauffe notre chambre pourtant grande (c’est une 5 futons ). Dans le même registre, il y’a des bains communs, à la japonaise, c’est à dire on se douche et après seulement on va dans un très grand bain, tout chaud, pour se reposer. Ces bains communs sont séparés hommes et femmes bien sûr et il n’y a pas de cliente en vue pour moi. Par contre, quand il est 23h, que je suis déjà moitié endormie sur ma lecture, dabYo revient du bain, pour me dire qu’il a vu deux autres gars. Des japonais. Mega tatoués. Et on sait la réputation des tatouages au japon, ils sont le signe des yakusa, la mafia japonaise. On est au milieu des montagnes, dans un hôtel ou y’a genre 6 clients, sur 50 places, on se chauffe au fioul et y’a des mafiosos a coté. Si ça c’est pas un set-up parfait de film d’horreur je ne m’y connais pas.

J’ai donc cauchemardé que j’allais aux toilettes dans la nuit, mais que la des yakusa femmes étaient en train de faire des meurtres rituels et que je les surprenais et que j’étais dans la mouise. Oui, tout va bien.

Après cette magnifique nuit, ce délire et toujours sans mes valises, c’est direction le fameux Kawaguchiko, pour pouvoir voir le mont Fuji mais aussi le grand temple qui était la première étape pour l’ascension : le Kitaguchi Hongen. Le temple est assez grand et plutôt bien entretenu et vaut le coup d’oeil.

Kawaguchi-ko propose un téléphérique (800yens aller et retour) qui nous emmène a plus de 1000 mètres, avec une belle vue dégagée sur le mon Fuji. Une petite marche de dix minutes nous emmène en haut de la montagne, où un mini temps est dédié aux lapins. Il y avait une légende d’expliquée mais j’ai pas tout compris bien évidemment. C’est un endroit assez paisible, mais petit, donc a éviter en période de forte affluence, déjà qu’un vendredi normal nous avons du faire 30 minutes de queue pour le téléphérique.

Au retour, nous sommes allés faire le tour du lac, puis voir les autres lacs autour. C’est plutôt joli, mais nous étions en hors saison et ça se voyait, les pédalos et autres sont à l’abandon. Mais ça n’est pas très génant. Quant au coucher de soleil il fut décevant, ce fut donc l’heure de rentrer à l’hôtel Shining, en attendant celles qui devaient enfin arriver : Les valises. Elles étaient prévues entre 18 et 20h ce jour, par le service Ta-Q-Bin , un service unique au monde de livraison de paquets à domicile par la société Yamato et super fiable. (presque autant que les lunchbox en inde lol). Nous avons donc reçu nos précieuses a 19h51 ! Elles ont donc voyagé seules, et JAL a bien géré, elles ont un gnon et des égratignures mais rien de vraiment grave, j’étais tellement soulagée de les retrouver !

Curry de chez coco’s Ichiban, les meilleurs :D

De l’eau à la pêche, absolument délicieuse.

Nous étions prêt pour une nuit avec Kerosène-chan, le petit nom donné a notre chauffage et des rêves de Yakusas. Nous ne savions pas encore qu’une autre poisse nous attendrait demain.

 

(Ouais, je tease grave, non ?)

[Japon] Une arrivée … Mouvementée et incomplète

Dire que ce troisième voyage au japon partait sous de bonnes auspices serait une erreur. J’ai pris les billets avec une grosse promo Qatar Airways (370 € A/R) a un moment ou j’en pouvais plus de ma vie, de mon taf et ou j’avais besoin de changer d’air. Du coup, on s’est retrouvé a partir a peine deux semaines après avoir déménagé à l’autre bout de la france, sans avoir fini de déballer les cartons. On a hésité jusqu’au dernier moment à annuler. Et puis finalement. Si j’ai des indemnité de congés payés, c’est bien pour les utiliser non ?

Seule photo et seul truc bien de cet article.

Enfin, après un TGV à l’heure – le truc qui n’arrive jamais, il aurait pu nous mettre la puce à l’oreille- nous voyons que notre avion pour Doha a une demi heure de retard. Sauf qu’on n’a qu’une heure de correspondance pour chopper le vol pour Tokyo. Bon, si ca vous arrive un jour, sachez que ca se fait, y’a une file de douane spéciale pour les correspondances courtes et en courant, ça peut se faire. Nous avons donc courru de l’imigration a l’embarquement et avons eu la joie de prendre notre avion pleins de sueurs et sentant joyeusement le chacal pour ma part. Cette information est importante pour la suite. Dans l’ensemble, voler avec Qatar Airways est pas mal, les écrans sont cool, la bouffe plutôt pas mauvaise (après moi je prend le menu sans lactose donc généralement c’est fadasse, mais on s’y fait), les 9h pour Tokyo passent bien, mais quand nous arrivons a Haneda, nous voyons nos noms sur une liste de passagers qui doivent contacter Japan Airlines. Ca pue ? Ouais ca pue. Nos valises n’ont pas couru assez vite et sont restées à Doha. HAHA.

Elles arriveront dans la nuit du lendemain et arriveront à notre hôtel le jour d’après entre 18 et 20h. Tout cela est géré par Japan Airlines (bien qu’on ai volé avec Qatar, c’est un shared code je suppose) donc très bien, avec des agents très helpful et avec un niveau d’anglais correct. Sauf que le temps de faire la paperasse, il est minuit et le dernier train pour l’hôtel est à minuit 15. Vous voyez la deuxième course du voyage ? Ouaip, elle est là. Sauf que maintenant on sait qu’on n’a pas d’affaires de rechanges pendant plus de deux jours ! Youpi.

Bien sur, c’est pas fini, mais petite pause dans la poisse. Nous avons notre train, arrivons a la bonne gare. Puisque nous partons demain pour la région du Mont Fuji, nous n’allons pas jusqu’à Tokyo centre mais dormons a Kawasaki, au sud de la ville, pas bien loin de Yokohama. Nous arrivons et avons le temps de bénir les restos et autres ouverts 24/24 au japon, y’a un Yoshinoya, il est 1h du mat, on est dégueulasse mais on mange un bol de Guydon (sauf que c’est pas du guydon puisque c’est au porc, je sais pas si ca se dit butadon ? mais dans le doute voila). Le ventre rempli, la monnaie retirée à un ATM du 7-11 (pro-tip dans les 7-11 les cartes européenes marchent TOUJOURS ou presque, c’est pas le cas des autres combinis, donc autant pas tenter). Il est tant de se rendre à l’hotel. Sans GPS puisqu’on a pas pu prendre une carte SIM à l’aeroport. Avec un plan imprimé. Nous voyez venir ? Ouais. On est arrivé il était 2h30 du matin ! Après avoir trainé dans le quartier « nocturne » et demandé notre chemin à un Combini.

Cette nuit augure deux des choses qui m’ont le plus marqué depuis qu’on est arrivé. 1/ J’ai vraiment passé un cap en terme de japonais. Je sais demander des choses, et comprendre quasiment tout ce qu’on me dit dans un magasin. Ca c’est le point cool. A book off j’ère pas sans but, je lis les panneaux et vais là ou je veux. Je comprend la plupart des panneaux sans trop trop forcer. 2/ L’inde a laissé des reflexes de peur et de survie dans le plus profond de mon cerveau. Quartier de nuit, rabatteurs, gens au bord de la route qui ont rien à faire allument des alarmes dans mon cerveau. Alors qu’on est au japon, genre le pays le plus sécure au monde, et aucun mac ne nous a rien que regardé de travers. Mais je reviens d’Inde, et il faut croire que le sentiment d’insécurité totale qui y règne a laissé ses traces. Le fait d’etre en permanence sur ses gardes, c’est pas un reflexe que j’avais les deux autres fois qu’on est venu. Ca va passer, mais ca m’a fait bizarre de flipper … Au japon !

Nous sommes arrivés à l’hotel, clean, mais standard, sans charme, si ce n’est une jolie vue que je n’ai pas prise en photo. Le lendemain,après le check out a 10h et une nuit de 7h, nous sommes partis en direction du centre commercial. Dans les cas de retard de bagage la compagnie prend en charge les frais de première necessités engendrés : vetements de rechange, produits d’hygiene, et je ne pouvais clairement pas rester à mariner dans ma robe du voyage. Direct GU donc, une filiale moins chère de Uniqlo, que je connaissais pour leur collab avec Sailor Moon avec en tête : trouver t-shirt, jupe ou pantalon, culottes et autres pour se changer et retrouver une dignité. Au final après un passage pour se changer dans les toilettes publiques d’un centre commercial nous voici a nouveau dignes et presque frais. Prêt à faire deux heures de train pour Gotemba et notre prochaine étape.