Le Japonais en autodidacte : Mikado Niveau 1

C’est les vacances scolaires, de ce fit je n’ai plus de cours de Japonais. Pourtant, il n’est pas question de se reposer sur ses lauriers car il est important de travailler une langue régulièrement pour ne pas perdre.

J’ai donc repris mes bouquins et aujourd’hui, je vous présente le Mikado :

mikado japonais

Titre : Mikado niveau 1 : apprendre ou réviser son vocabulaire japonais de base en s’amusant
Editeur : Ellipses
Prix : 8€
Niveau : Intermédiaire
Note : 3,5/5

Le Mikado est un bouquin un peu particulier. En effet, pas de leçons mais juste des fiches de vocabulaire et des activités associées. Le bouquin est au format bloc note, la page du haut représentant un fiche de vocabulaire sur un thème donné (la maison, le sport, les activités) et la page du bas propose des mot-melés et autres activités ou il faut relier des dessins aux mots etc.

C’est donc une sorte de cahier de vacances… En soit, l’idée n’est pas mauvaise, cependant 4 activités pour une fiche de vocabulaire d’une vingtaine de mot c’est léger. Seul, si on se contente de faire ce que le cahier demande, on n’apprend pas grand chose et je trouve cela difficile à retenir.

Ce que je fais, c’est que pour chaque fiche, je recopie dans un cahier les mots que je ne connais pas et que je veux retenir (oui parce que bon, honnêtement, retenir comment on dit « bidet » je doute que ca soit la priorité, y’a un tri à effectuer) et je relis régulièrement le cahier. Ca combiné aux activités est plutôt efficace. De plus, j’essaie généralement de voir si sur ce thème il n’y a pas des mots que je voudrais aller chercher : par exemple, pour la fiche cuisine, il me manquait le mot pour dire saucisse (ソーセージ)alors je l’ai rajouté sur mon cahier.

Bref, vous l’aurez compris, comme souvent le bouquin tout seul n’est qu’un support. Plutôt bien organisé, les fiches sont pour la plupart interessantes et utiles. Il est un bon support pour travailler mais necessite tout de même une certaine abnégation et motivation, ce qui n’est pas facile seul.

Vu qu’il n’y a pas réellement de grammaire ou quoi, il est à proscrire pour les vrais débutants. Après un ou deux ans de japonais c’est un complément sympa par contre. Il existe un deuxième tome que je prendrais sans doute.

 

J’ai testé : Fêter Hinamatsuri !

Je vous l’ai dit, je vais à un cours de japonais depuis Septembre. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est que hors les progrès considérables que cela entraine, cela permet aussi de dialoguer avec une japonaise et en découvrir plus sur la vie la bas. Du coup, c’est la raison pour laquelle j’ai fêté cette année Hinamatsuri , c’est notre prof qui nous a invité chez elle pour célébrer cette fête ! J’avais pas spécialement prévu d’en causer, mais il se trouve que la blogo beauté a vu fleurir de nombreux articles pour Hinamatsuri suite à une opé, et que la plupart n’expliquaient même pas ce qu’était cette fête à la base. Du coup, dans ces cas là, c’est toujours une bonne raison pour faire un article.

Donc, Hinamatsuri (雛祭り) est une fête japonaise se déroulant le 3 Mars, c’est la fête des filles, on parle aussi parfois de la fête des poupées. C’est une journée où les familles prient pour la joie et la prospérité de la/des filles du foyer. On appelle cela la fête des poupées car des poupées sont exposées sur une sorte d’autel. Les poupées sont sorties mi ou début février puis rangées pour 4 mars. C’est un peu comme nous et le sapin quoi. A l’origine on disait que ces poupées étaient censées éloigner les malheurs. Ce sont des poupées de collection, et particulièrement onéreuses. Les poupées sont emportées par la fille lors de son mariage, ou achetées par le couple lors de la naissance de la première fille. C’est une décoration vraiment luxueuse, et chérie.

Photo : Michaelbuddy

Photo : Michaelbuddy

Les poupées sont placées dans un certain ordre – qui peut changer suivant les villes ou les familles – . Sur la marche tout en haut, un couple, puis sur les marches inférieures, les suivantes,  musiciens et ministres. Chaque famille a ses propres poupées, parfois on en offre une nouvelle à la jeune fille de la famille, ou plus communément on ressort les poupées qui peuvent parfois se passer de génération en génération. Chez ma prof, il n’y a que 5 marches, mais on trouve parfois bien plus de marches (comme sur la photo ci-dessus). Entre les poupées, on trouve des gateaux (des vrais ou en résine) , des petits meubles, des petits arbres. C’est un peu comme un mariage, avec le mobilier qu’amène l’épouse à la maison et le buffet.

Lors de cette journée, la/les filles de la maison invitent leurs amis, et revêtent leur plus beau kimono à grandes manches. C’est un peu comme un anniversaire en quelque sorte ! On expose les poupées pour qu’elles puissent être admirées par les amis. La fille de ma prof est en études à l’étranger mais du coup, les poupées étaient sorties et c’est nous qui les avons admirées ;p. On mange traditionnellement du « Hishimochi » , un gateau tricolore en forme de losange. Les trois couleurs sont le rouge (pour chasser le mal), le blanc (pour la pureté) et le vert (pour la santé).

Photo : xesco

Photo : xesco

Je trouve cette fête assez fascinante , car la disposition des poupées, la précision de la date de leur sortie et de leur remballage sont vraiment importantes. On est loin du laxisme de nos crèches. Cela m’a aussi mieux permit de comprendre certains animes, notamment Shirokuma Café ou ce genre de disposition de poupée est l’objet d’un épisode qui restait assez cryptique quand on ne connait pas la fête…

Et vous, vous connaissiez ?

J’ai testé les cours de Japonais !

Depuis l’an dernier, j’apprends le japonais. J’ai donc passé un an et deux mois en autodidacte pure, à l’aide de divers livres que j’ai noté ici. Partant au Japon, j’ai réussi à avoir des bases, suffisamment pour intégrer le cours de Japonais intermédiaire à Blois. Il y’a deux cours à Blois, un débutant, le mercredi aprem, et un intermédiaire le jeudi soir.

Eh oui, j'ai des devoirs maintenant !

Eh oui, j’ai des devoirs maintenant !

Je suis donc inscrite depuis septembre au cours de japonais, toutes les semaines. Et je dois bien l’avouer, c’est très très dur. La professeure est japonaise, et nous parle quasiment exclusivement en japonais. Du coup, c’est une heure et demie qui sollicite au maximum mon cerveau, moi qui n’ai plus l’habitude d’aller à la fac, ca me change. De plus je me retrouve avec des devoirs à la maison, des pages de kanji à faire, tout ca. Cela me fait aussi parler le japonais, puisque nous répondons aux exercices à haute voix et ça c’est vraiment quelque chose qui manquait en autodidacte.

Depuis en deux-trois mois, j’ai réellement l’impression d’être passée à la vitesse supérieure, même si je suis clairement la dernière de ma classe et que je manque de nombreuse bases (j’ai appris le japonais pour aller au japon, du coup, des phrases simples comme ‘j’ai une soeur’ je ne sais pas réellement les dire). Comme je n’aime pas du tout être la dernière de la classe (j’ai pas l’habitude puis j’ai un égo hein ! ) je prépare désormais les cours, en cherchat et apprenant des phrases pour dire ce que j’ai fait dans la semaine. Sinon, les seules phrases qui me passaient par la tête c’était « ce week-end j’ai acheté de la bière » (週末はビルを買いました) ce qui n’est pas très classe et me fait passer pour une pochtronne. Mais bon, du coup, vu que je recherche mes phrases, je retiens beaucoup mieux le vocabulaire. La il faut que j’aille voir le vocabulaire de noel au japon, pour pouvoir dire jeudi que j’ai installé mon sapin ! J’ai beaucoup progressé en deux mois, j’ai réellement l’impression que cela m’a permis de monter à la vitesse supérieure. Je sais d’ores et déjà que je rempilerais l’année prochaine.

Bref, si vous avez l’occasion, je ne peux donc que vous encourager à compléter un enseignement autodidacte par un vrai cours, cela booste pas mal. Moi ca me donne envie de progresser et de continuer dans ce sens pour pouvoir retourner au japon, et sortir vraiment des villes !

Le japonais en autodidacte : Le Manekineko

Comme vous le savez j’ai commencé au printemps 2013 à apprendre le japonais en autodidacte. J’ai utilisé pour cela majoritairement des livres, voici les chroniques des livres que j’ai utilisé. Je les ai soit acheté moi même, soit empruntés en bibli soit ils m’ont été envoyés par Joey que je remercie (il a appris le japonais y’a quelques années). Voici donc les chroniques des bouquins que j’ai utilisé

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Titre : Manekineko Japonais niveau 1
Editeur : Ellipses
Prix : 15€
Niveau : Debutant
Note : 4/5

Le Manekineko est un manuel de japonais, dedié à l’enseignement scolaire (college lycée) et qui regroupe le niveau des deux premières années d’apprentissage. Il s’agit d’un manuel scolaire, avec tout ce que cela peut vouloir dire. Chaque leçon se compose d’un texte, d’une leçon explicative, et ensuite d’exercices. L’originalité c’est que le japonais n’est ecrit qu’en idéogrammes. C’est un parti pris, qui peut être très déroutant car très difficile, mais personnellement, je n’apprend a grimper qu’au pied du mur. J’avais beau avoir fait environ la moitié des 40 leçons du pocket en commençant le Manekineko j’ai trouvé ça brutal, passant parfois jusqu’au 30 minutes pour déchiffrer trois pauvres phrases, mais au final c’est ce qui m’a fait le mieux rentrer les idéogrammes.

Il est clair qu’il faut s’accrocher, et que vous allez en faire des aller-retours entre les tableaux de kana et votre leçon, ou vers le lexique des kanjis, mais ca en vaut la peine car ca vous force a lire le japonais. Il n’y a que dix leçons mais rassurez vous, on passe très longtemps sur chaque leçon. Cela peut paraitre frustrant mais c’est le livre qui m’a le plus fait progresser. A l’heure actuelle j’ai fini la moitié des leçons, j’ai donc supposément le niveau d’un premiere année. Je fais une pause de Manekineko pour consolider ces bases avec d’autres méthodes en parallèle (et ui, pour l’apprentissage linguistique aussi la multiplication des sources est la clé).

A noter, puisque destiné aux collegiens ou étudiants il n’y a pas de corrigés dans le livre… Pour remedier a cela, Ellipses met a disposition les corrigés en pdf sur son site.

Bref, c’est une méthode qui necessite de s’accorcher et qui a un coup d’entrée important (pas de transcription en alphabet latin …) mais qui est a mon avis celle qui m’est la plus appropriée. C’est celle qui m’a donné les meilleures bases et qui m’a réellement fait lire les hiragana et les katakana ainsi que mémoriser le plus de kanjis.

Le japonais en autodidacte : Méthode Assimil – le japonais sans peine

Comme vous le savez j’ai commencé au printemps 2013 à apprendre le japonais en autodidacte. J’ai utilisé pour cela majoritairement des livres, voici les chroniques des livres que j’ai utilisé. Je les ai soit acheté moi même, soit empruntés en bibli soit ils m’ont été envoyés par Joey que je remercie (il a appris le japonais y’a quelques années). Voici donc les chroniques des bouquins que j’ai utilisé

Titre : Méthode Assimil – le japonais sans peine
Editeur : Assimil
Prix : 60-70€ avec les CD, 20€ sans
Niveau : Debutant
Note : 2,5/5

japonais assimil

Ah, les méthodes Assimil. Quand on veut apprendre une langue, difficile de ne pas tomber au hasard d’un rayon sur une méthode Assimil. Je connaissais un peu pour en avoir fait quelques leçons en néerlandais, et en prime, la version japonaise était facile à emprunter en bibli (elle est aussi facile a trouver d’occase, ce qui limite son prix prohibitif). Elle se compose de deux tomes de 50 lecons chacun + des enregistrements audios. Chaque leçon comprend un dialogue, a écouter, a lire, puis des exercices. Le japonais y est ecrit en romaji et en kanas/kanjis.

Assimil se base sur un principe d’assimilation (d’ou le nom) : comme un enfant qui apprend une langue, vous allez avant tout écouter et répeter. A force cela va rentrer dans le crane. Il y’a bien des points de grammaires, mais ils ressemblent plus a des notes de bas de page qu’autre chose. Après les 49 leçons (ou vous n’avez qu’écouté, repété et acquis du vocabulaire) commence la phase active ou vous devez en plus d’une lecon revoir une lecon de la première phase pour écouter le dialogue et tenter de l’écrire en japonais. Elle a l’avantage d’avoir des CD et donc de permettre de se familiariser a la langue parlée (même si pour le japonais, je trouve ça moins necessaire que pour le néerlandais étant donné que mattant des animes régulièrement, la sensibilisation a la langue, ca va).

Les leçons Assimil marchent sans doute sur certains, mais personnellement, cette méthode ne me correspond absolument pas : pendant les 49 premières leçons, on a l’impression de faire le perroquet, d’apprendre par coeur des structures et des mots mais sans les comprendre. De plus, j’ai trouvé la progression assez violentes, les dialogues de la lecon 20 sont très complexes pour une personne n’ayant que 20 jours de japonais derrière elle (une lecon assimil = un jour). Chacun a une méthode d’apprentissage préferée, et il se trouve que je suis incapable de retenir par coeur quelque chose si je n’en saisis pas la logique. Or les explications grammaticales sont très legères ici, les constructions typiques de phrase et autres sont abordées assez tard.

J’ai donc trouvé les 49 lecons vraiment douloureuses, perdantes, et limite décourageantes, ça s’améliore un peu après car il y’a l’écriture mais la encore, je n’ai pas accroché, je n’arrivais a rien. Heureusement que j’ai découvert d’autres méthodes…J’ai réellement besoin de lecons, qui expliquent le pourquoi du comment. Par contre, pour ceux qui detestaient les cours de langue, Assimil peut vous convenir. Bref, c’est très personnel comme avis, c’est pour ça que j’ai quand même mis la moyenne. Enfin, tout ca pour dire que vous le trouverez facilement en bibli, ca permet de se faire une idée, mais que si ca va pas, c’est loin d’être la seule méthode !

Le japonais en autodidacte : 40 Lecons pour parler japonais

Comme vous le savez j’ai commencé au printemps 2013 à apprendre le japonais en autodidacte. J’ai utilisé pour cela majoritairement des livres, voici les chroniques des livres que j’ai utilisé. Je les ai soit acheté moi même, soit empruntés en bibli soit ils m’ont été envoyés par Joey que je remercie (il a appris le japonais y’a quelques années). Voici donc les chroniques des bouquins que j’ai utilisé

Titre : 40 leçons pour parler japonais
Editeur : Pocket
Prix : 10€
Niveau : Debutant
Note : 4/5

40 lecons pour apprendre a parler japonais

Le premier que j’ai acheté fut 40 leçons pour parler japonais aux éditions Pocket. Il s’agit d’un petit livre, format poche de la collection Langues pour tous. 40 leçons pour parler japonais coute moins de 10€ sur amazon

Il se compose de 40 leçons donc, chaque leçon proposant des signes à apprendre, un peu de vocabulaire et de grammaire, des exercices d’applications, puis un dialogue et/ou point culturel. Chaque leçon se fait en environ 20 à 25 minutes, ce qui était ideal pour le faire à la pause midi.

Il est dedié aux débutants, et en cela, il est très bien. On apprend 4 à 6 hiraganas ou katakanas par leçon, avec des exercices pour apprendre à les tracer (ce qui n’est pas si facile), c’est donc très progressif, et ideal pour pas se décourager. Les dialogues par exemples sont en romaji* il ne fait donc pas peur. Il permet de s’immerger progressivement. Cependant, du fait de cette progression hiragana par hiragana on n’aborde les phrases interessantes qu’après une ou deux bonnes semaines.

Comme vous vous en doutez, en 40 lecons, on n’apprend pas grand chose au final. Pour moi c’est un premier livre niquel qui permet d’apprendre peu a peu les syllabaires, les structures de phrases basiques et les principes de la langue japonaise (le は , la formation des questions, etc. ) . Si vous comptez n’avoir que des bases, ca suffira, mais si vous voulez vraiment apprendre le japonais, il faudra impérativement passer par un autre livre.

A noter, il existe une version avec un CD, vendue plus cher. Personnellement, je n’en ai pas eu besoin. Dans l’ensemble, les méthodes avec CD, je trouve ca utile pour se familiariser avec la sonorité de la langue, mais regardant des animes tres régulièrement et le japonais n’étant pas très dur a prononcer, j’ai fait l’impasse.

*Le rômaji c’est le japonais écrit en alphabet occidental. Par exemple en romaji on écrira « desu » alors qu’en hiragana on écrira です